Jeune Afrique : Un Disneyland arabo-andalou
TUNISIE - 14 mars 2004 -
Médina Mediterranea, un complexe culturel de rêve, est déjà en partie ouvert au public et devrait être achevé fin 2004. Un pari ambitieux.
Investir 130 millions d’euros pour reconstituer une médina cernée par 3 kilomètres de remparts d’une hauteur de 8 à 20 mètres ! L’idée, audacieuse, est due à l’homme d’affaires tunisien Abdelwaheb Ben Ayed.
Certains de ses collègues parlent de « rêve fou » et font des gorges chaudes de sa rentabilité économique hasardeuse, surtout venant de cet ingénieur agronome devenu entrepreneur modèle et connu pour sa rigueur gestionnaire. Ayant commencé avec une petite unité de production avicole, il a fondé et dirige aujourd'hui Poulina, premier groupe économique privé en Tunisie.
À force de succès en affaires avec des investissements bien ficelés dans l'agroalimentaire, l'industrie (détergents, céramiques), l'informatique, l'immobilier et l'hôtellerie, Ben Ayed, qui va sur ses 70 ans, s'est apparemment lassé de ce culte de la performance économique. Alors, et pour laisser à la postérité une réalisation « culturelle », il a décidé d'investir dans un projet grandiose : faire sortir de terre une médina entière, conviviale et hospitalière, censée représenter l'âme des civilisations tunisienne et méditerranéenne. Pour l'honneur et pour l'ego, confie-t-il.
Cette réalisation, baptisée Médina Mediterranea, est pour lui la concrétisation d'un rêve d'enfance. Les grandes cités de Tunisie ont chacune leur médina traditionnelle. Ben Ayed dit qu'étant enfant il avait tant aimé la Médina de Sfax, sa ville natale, qu'au fil des ans elle l'avait habité, et que « jamais il n'avait cessé de la reconstituer dans sa mémoire, de la reconstruire dans sa vie, de lui redonner sa splendeur, de faire partager ses mille et une saveurs ».
« Sa » Médina, version locale des parcs d'attraction de type Disneyland, a été édifiée par l'architecte Tarak Ben Miled sur une superficie de plus de cinq hectares, dans la station balnéaire de Yasmine Hammamet, à 60 kilomètres au sud de Tunis.
Derrière les remparts, on retrouve une ville-musée somptueuse. Un complexe résidentiel avec ses dars (maisons) et ses fondouks (hôtels) de style arabo-andalou, et ses trois piscines et hammams. Des souks et leurs artisans qui rappellent ceux de Sfax, Tunis, Bagdad, Le Caire ou Marrakech. Des divertissements avec des cafés, dix-sept restaurants thématiques, des commerces, des discothèques et des pianos-bars, une galerie d'exposition, des cybercafés, forums, salles de galas, théâtre, salles de cinéma. Un centre de congrès qui compte parmi les plus importants de Tunisie. Un casino et... un musée des civilisations.
Au sein même de la ville, le parc Carthageland est dédié à la reconstitution de l'histoire méditerranéenne. On y évoque entre autres le périple du navigateur Hanon au Ve siècle avant J.-C., ou les aventures du corsaire ottoman Barberousse au XVIe siècle. L'Afrique subsaharienne n'est pas en reste, avec la reconstitution d'un safari. La fête, dans les ruelles de la Médina, est permanente. Fakirs, clowns et saltimbanques ne manquent pas à l'appel. Les troupes musicales folkloriques ou modernes non plus. Le concept est sans précédent et se veut un hymne à l'ouverture et à la tolérance, symbolisées par la mosquée, la synagogue et l'église édifiées les unes à côté des autres.
Médina Mediterranea, dont certaines zones sont ouvertes au public depuis l'an dernier et dont l'achèvement est prévu pour fin 2004, a déjà commencé à stimuler l'activité de la station Yasmine Hammamet. Celle-ci compte pas moins de 44 hôtels - dont 80 % sont des quatre et cinq étoiles - et environ 2 000 résidences secondaires. Les touristes n'auront plus à y « bronzer idiot ». L'objectif est d'atteindre 4 millions de visiteurs par an, dont au moins 1,5 million des 5 millions de touristes qui visitent la Tunisie chaque année.
Avec la Marina, les deux golfs voisins et le port de plaisance (740 emplacements) qui se veut un point de ralliement des frégates Nord-Sud en Méditerranée, Médina Mediterranea incarne un tourisme new-look qui devrait tirer vers le haut les infrastructures hôtelières et touristiques du pays et... réconcilier tradition et modernité.
Presse tourisme.com
Mercredi - 07 septembre 2005 -
Médina mediterranea crée l'événement.
La beauté du site, cette qualité de l'air et de la lumière, cette atmosphère particulière, cet endroit de rêve, ce génie du lieu surtout, font de la Médina mediterranea, un espace d'animation pas comme les autres. Carnavals, festivals, expositions de peintures, de sculptures, de photographies, musiques du monde, rencontres et colloques sont autant d'occasions pour se retrouver, se divertir et s'amuser à Médina mediterranea.
On vient écouter chaque soir de la bonne musique. Du jazz, du blues, du funk, du reggae, du rock, du pop On y danse sur des rythmes africains, brésiliens, cubains Déchaînés, on y passe la nuit jusqu'au petit matin. La sono est extra, la foule compacte, la danse effrénée ; La Médina est en fête. Tous les chemins y mènent. Aucun endroit au monde ne lui ressemble. Ouvrez les yeux, c'est plein de merveilles mais aussi de la bonne musique. Vous êtes toujours sûr d'y retourner.
webmanagercenter.com
07 septembre 2007
Entreprise : «Medina Mediterranea» met le cap sur le tourisme d’affaires.
Trois ans après son inauguration, Médina Mediterranea change de cap. Initialement, cette cité dans la cité, érigée par le groupe Poulina, à Yasmine Hammamet, devait être une sorte de «temple» de la villégiature, des loisirs et de la consommation, destinée à la fois aux Tunisiens et aux touristes étrangers. Mais aujourd’hui, cet espace, rêvé pendant longtemps par M. Abdelwaheb Ben Ayed et réalisé moyennant un investissement de 200 millions de dinars tunisiens, change de modèle économique et se positionne sur le créneau du tourisme d’affaires, mais sans renier l’option initiale.
En effet, tout en continuant à se proposer comme une «machine» de loisirs, Médina Mediterranea se veut désormais un organisateur de foires, salons et congrès. C’est ce que laisse entendre M. Abdelwaheb Ben Ayed, lorsqu’il souligne qu’«aucun autre centre en Tunisie» ne pouvait accueillir l’«International Business Forum L’Oréal 2006», avec ses 2.200 participants, organisé par Médina.
Ce changement de cap, mis en œuvre en 2006, a été opéré «parce que la rentabilité est plus importante dans le tourisme de congrès», indique le patron de Poulina. Le participant à un congrès, à une foire ou à une exposition «dépense 6 à 7 plus que le touriste ordinaire», calcule le p-dg de Poulina. De plus, le nombre de participants à ce genre de manifestations oscillant –ainsi que le démontre la toute nouvelle expérience de «Médina Mediterranea»- entre 1500 et 2000, ces manifestations permettent d’assurer un taux d’occupation élevé des hôtels. A titre d’exemple, lors du Salon de l’Optique, «Médina a affiché complet et contribué à augmenter le taux d’occupation des autres hôtels de la zone», précise M.Ben Ayed.
D’ailleurs, les débuts de Médina en tant qu’opérateur dans ce segment sont plutôt encourageants. En effet, de fin 2006 à août 2007, quatre manifestations y ont déjà été organisées (outre le forum de L’Oréal, le Salon de l’Optique, la 4ème session du Salon méditerranéen de la production animale (PAMED), et le Salon de l’Artisanat de Luxe). Et la «réussite fantastique» de ces manifestations, selon le mot de M. Abdelwaheb Ben Ayed, permet de voir l’avenir en rose et en grand.
De fait, l’ambition des responsables de «Médina Mediterranea» n’est rien moins que d’organiser 40 salons par an au cours des trois prochaines années, en combinant évènements professionnels en cours d’années et manifestations grand public (comme Medina Multiplay, dédiée aux jeux vidéo, qui s’est tenue cette année du 9 au 15 août 2007), pour profiter de la grande affluence estivale. |